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Balayons la scène et ses coulisses

 Un anar dans l'urne 
(titre proposé par l'ami Pierre BITOUN


 

par ce que la colère est toujours là "     GJ Saint-Nazaire

" Cela nous a apporté de la solidarité " GJ Toulouse

   Il est frappant de constater que les sentiments de fraternité exprimés par les Gilets Jaunes, ainsi que cette découverte enivrante d’une juste lutte, sont pour ainsi dire l’écho de ceux éprouvés par les grévistes de 1936.  

   Seul le respect de cet « autre qui n’est pas moi » permet le conflit entre les idéaux, le pluralisme des opinions et des croyances.   

   Bien que chacune ou chacun porte sa propre représentation du "monde", nous vivons nos singularités dans une « nature commune », sans distinction d'origine, de croyance, de sensibilité politique ou de couleur de peau. Mais, en tant qu’individu,  chacune ou chacun est constitué socialement par des rapports de complémentarité mutuelle et de dépendance réciproques. D'où une immense responsabilité : ma liberté commence là où commence celle de l' autre    

      Pareille diversité peut se révéler féconde, mais elle risque aussi d’induire d’insolubles conflits ; elle peut enrichir l’espace commun ou le pousser à une désagrégation suicidaire

   C’est ainsi que les sociétés sont amenées à trancher principalement entre deux options

- soit développer le sens de l’entraide et de la coopération, c'est-à-dire donner, recevoir, rendre.

- soit généraliser cet esprit égoïste et borné qui condamne à la haine et à la rancœur propres à une compétition généralisée et sans scrupules.

    À en croire l’idéologie marchande, qui se préoccupe exclusivement du prix de ses produits et n’a que faire de celui de la vie, pour laquelle l’accumulation de plus-values est prioritaire sur la survie de l’espèce, il n’y pas d’alternative. Et c’est la raison d’être des médias que d’asséner à l’envi que les lois concurrentielles du marché sont inéluctables et plus naturelles que la nature elle-même, alors même que leur progrès technocratique nous mène droit dans le mur.

     En promouvant la guerre de chacun contre tous, le capitalisme impose au monde entier sa pseudo-logique sacrificielle, son accablante vacuité et une misère tous azimuts. Il ne paie qu’en monnaie de singe les malheureux qu’il emploie à ses basses œuvres. Il ne prospère que sur une détresse profonde que seule enchante, chez les plus favorisés, une consommation effrénée de barbituriques et d’autres adjuvants. Les thuriféraires du monde merveilleux du Spectacle peuvent toujours chanter les joies crétinisantes et démocratiques qui nous sont infusées, si certaines existences prolifèrent abstraitement au CAC 40, au final, toutes débouchent concrètement dans l’égout terminal qui nous environne.

      Pourtant, les exigences de l’économie barbouillée aux couleurs du capitalisme ne sont pas des valeurs transcendantes. Loin de répondre à une impitoyable fatalité, elles sont simplement historiques : elles ne sont pas plus anciennes que le capitalisme lui-même. Il y a eu d’autres façons d’exister, et il y en aura d’autres, pour peu que l’autodestruction programmée laisse un peu de temps au temps...

   Prioritairement, il importe de se débarrasser de l’idée frelatée selon laquelle nous vivrions politiquement en démocratie, soit dans un type d’organisation assurant dans les faits la souveraineté populaire. C’est là une farce insoutenable dont nulle personne sensée ne devrait se satisfaire.

    Sarkozy l'Américain et la gauche Hollandaise ont clairement montré ce qu’il en est en réalité, à la suite du rejet du projet de traité constitutionnel européen, le 29 mai 2005. Si, dans notre république monarchique, le recours au référendum est exceptionnel, d'un point de vue constitutionnel, cette consultation populaire est une forme supérieure de la loi. Son résultat devrait donc être irrévocable. Pourtant, l'oligarchie est aisément parvenu à contourner le vote du peuple, avec la forfaiture du Conseil constitutionnel [1] : il a suffi de convoquer les deux Assemblées à Versailles pour leur faire adopter ce néfaste projet sous son véritable nom : le traité de Lisbonne.  

   Cette connivence se vérifie également au niveau d'une Commission européenne anonyme, non élue, infusée par divers émissaires de la finance internationale et spécialisée dans la promotion du travail pauvre, la pratique de l'exclusion et la casse sociale.

    Il est enfin temps de libérer de la mainmise du pouvoir politique le service public de la justice qui maltraite, en outre, les justiciables et les professionnels qui y concourent.

     Le régime qui domine la planète en général, et la France en particulier avec l'insignifiant Macron, est banalement ploutocratique : le pouvoir de l'argent est assuré par une oligarchie élitiste, parasite et stipendiée.

    Partout les esclaves gouvernementaux qui s’agitent sur le devant de la scène récitent le discours des vrais maîtres qui jouent en coulisses avec nos vies. Nulle part les gens de peu et les gens de de bien n’ont réellement accès aux centres de décision. La démocratie est un vain mot.

    Place au peuple et à une Assemblée constituante réformant le Code électoral pour une reconnaissance « entière » du vote blanc, prenant en compte les doléances « réelles » et la volonté du peuple. Mais par-dessus tout, s’impose la nécessité de mesures concrètes. Le peuple a bien d’autres soucis qu’une Constituante pour vivre et survivre quand "la fin du mois est le fin du monde".

Conquérant di la liggi da un pinzutu cuntenti com'è un pichju di Aleria.

Que dites-vous ?... C'est inutile ?... Je sais
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non, c'est bien plus beau quand c'est inutile
.
Cyrano de Bergerac (1897), V, 6, de Edmond Rostang

[1] Cette loi organique, dite hypocritement « loi de « modernisation de l’élection présidentielle », ne visait qu’à bâillonner la vie démocratique et le débat public, sauf celui des partis. Pour l’ancien premier ministre CAZENEUVE, l’organisation de l’élection présidentielle de 2012 avait été « très défavorable à toutes les organisations politiques du système», en réduisant le temps de parole, le temps du débat, l'expression démocratique » (sic). Haro donc sur le candidat sans parti politique. Pour ce simple citoyen, dont les seuls revenus sont ceux du travail, l’ancien ministre de la justice URVOAS avait livré une sentence sans appel : « il ne me paraît pas anormal qu'il n'ait pas exactement le même traitement ».  
En confirmant cette « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle », le Conseil consitutionnel, pseudoe comité des « sages », a cautionné une mascarade électorale : 
 - rendre publiques les 500 signatures d’ élus que doit obtenir un candidat, c’est soumettre le pluralisme démocratique à l’autorisation des partis politiques . A quand la suppression de l’isoloir ?
 - changer l’égalité du temps de parole par un principe d’équité, c’est reconnaître avec Coluche que si "les hommes naissent libres et égaux", certains le sont plus que d'autres » par le fric et la notoriété politique..A quand le remplacement du vote par le sondage ?

   Pour la Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen, ’il est plus que temps de changer la composition d’une Cour aussi marquée par les contingences politiques.


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Propositions du Peuple Président


En résumé, sur proposition de Daniel Adam

    La base revendicative de 2019 des Gilets Jaunes impose un SMIC à 1800 euros, aucune retraite en dessous de 1000 euros et pas de minima social inférieur à 750 euros.

    Conscience de la nature, l’être humain est notre priorité. Aussi, « Le Peuple Président » propose  des mesures à prendre immédiatement et simultanément :

 A - financement d’un « bol d’air frais » afin de répondre à l'urgence des situations particulières, ainsi que celles de la santé et de l’éducation. Celui concernant la transition écologique le sera hors dette :

1 - Suspendre le paiement de la dette par un moratoire, dans l’attente d’un Audit (à participation citoyenne) qui nous définira par exemple qu’elle en est la part illégitime.

2 - Instaurer un contrôle de la circulation des capitaux pour éviter leur fuite, en se prévalant de l’exception prévue par l’article 65 alinéa 1, b du chapitre 4 du Titre IV du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

3 – Lutter contre l’évasion et la fraude fiscale dont le montant « se situerait entre 80 et 100 milliards d’euros » pour le syndicat Solidaires-Finances publiques.

4 – Rétablir l’impôt sur la fortune.

B - briser la pensée unique :

1 – par une loi sur la presse : le droit d'être informé suppose celui des journalistes de pouvoir informer.  Création d'un service public des médias, dont le contrôle sera assuré par un Conseil National Indépendant. 

2 – en supprimant cette « inutile » ENA et donc en réformant le Conseil d’État.

3 - concernant les conseillers ministériels,  la compétence des associations citoyennes sera prioritairement recherchée. Les femmes et les hommes qui les animent bénévolement sont des activistes de la solidarité. Ils seront protégés par un statut d’élu associatif.

C - changer de constitution par la reconnaissance du vote blanc, acte positif pouvant remettre en cause une élection, et seule mesure pouvant donner au RIC une efficacité réelle.

    Toutefois, ne nous leurrrons pas. Tout processus de changement imposé aboutit à un échec. Si les temps sont aussi maudits que les réponses qu’ils suscitent sont dérisoires, la perspective d’un autre monde ne saurait s’accommoder d’une vision strictement programmatique.

   
LES AGITÉS DU BOCAL

       Dans la société néolibérale, la fonction assignée aux médias est de véhiculer massivement un discours falsificateur, redondant et sans réplique, visant à évacuer toute pensée critique et à étouffer toute initiative intellectuelle.

   Les informations télévisées en continu mettent quotidiennement en scène éditocrates, politiciens, marchands, vedettes du showbiz, entrepreneurs, se livrant en toute complicité à des joutes nourries de fausses analyses et de vraies flagorneries

      La morale immuable de cette imposture enseigne que tout est permis mais que rien n’est possible – en dehors des lois concurrentielles et des impératifs abstraits du marché. Au sortir de ce théâtre de boulevard, c’est toujours le spectateur qui fait office de cocu.

      L’univers médiatique est une des facettes du Spectacle. Il ne s'agit pas de ce spectacle où l’on paie pour se vider la tête des embarras de la vie. Bien au contraiire, il est de ce Spectacle dont l’objet politique est d’organiser insidieusement la passivité contemplative des individus, de désamorcer leurs tendances spontanées et d’inhiber en chacun tout désir d’une vie authentiquement communautaire. Solidaire dans l'anti-corruption, je soutiens les propositions du Syndicat National des Journalistes.

     Laissons donc les avortons mercenaires s’agiter dans leur bocal. La vérité ne sort pas de leur puisard. Apprenons à nous passer d'eux.

    Occupons-nous plutôt de nous-mêmes, dans la proximité de nos territoires concrets, et dans des activités associatives qu’il nous faut apprendre à investir, à aimer et à défendre. La commune, le quartier ou le village sont les seuls endroits où notre présence au monde a encore un poids, qui nous laissent conscients de nous-mêmes, Ils sont humainement et politiquement partagés, comme lorsque nous protestons contre la fermeture d’une maternité, d’une école ou d’un hôpital ! Sans pour autant confondre la raison, l’universalisme et le capitalisme, sur un fond d’essentialisme territorial et postuler, comme Pétain, que “ La terre, elle ne ment pas” !

C'est là où je vis, partout en France, que j'expérimente tous les jours le sens de mon activisme social. Le peuple ne peut compter que sur lui-même !

Droits & Liberté

Et si l’on agissait au lieu de s’agiter ?

Daniel Adam Solidaires

  En matière d’inégalités, l’écart entre les discours et les actes est trop grand. Cette situation met en péril notre pseudo-démocratie. Que faire ? Les « toutologues » médiatiques  parlent de tout sans rien dire et envahissent les médias, à tu et à toi avec la clique politique.

   Contre les inégalités, je n'ai jamais milité seul. Des économistes, des sociologues, des juristes, des philosophes, des démographes travaillent au quotidien sur ces questions depuis des années : de l’école aux revenus, en passant par les services publics, la santé ou les inégalités entre les femmes et les hommes, ils dessinent leur champ des possibles. Mais, pour moi, il ne s'agit pas de se disputer sur la distribution des fruits du système marchand, mais sur son existence elle-même.

  Des cercheurs qui « trouvent », on en trouve pour peu que l’on cherche. Si ces femmes et ces hommes étaient autant écoutés que les pseudo-experts des plateaux télé, leurs propositions pourraient nourrir des politiques publiques plus conformes aux attentes de la population et redonner du sens à la politique.

             Que faire contre les inégalités ? 30 experts s’engagent

© Copyright - Tous droits réservés Daniel Adam-Salamon


Le Vote anarchiste ?
 23 juillet 2016.

Courriel de Pierre BANCE à Daniel ADAM-SALAMON

L'abstention, plus éthique que politique, n'ayant pas plus fait ses preuves que la participation électorale pour l'avènement d'un autre futur, tous les choix tactiques   sont possibles et respectables."                                    LIre plus tard

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8 mai 2017

Une élection pour rien ?

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12 juin 2017

Le vote est-il un devoir ?

12 juin 2017

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 9 Décembre 2017

Souveraineté nationale

Colloque  tenu à l'Ecole Nationale Supérieure à Paris :

En y participant, je répondais à l'invitation de André BELLON et Natacha POLONY    

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25 janvier 2018

Réguler la mondialisation

Ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères.

Pascal LAMY - Ancien directeur général de l'OMC.

Justin VAISSE - Directeur du CAPS, 
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29 juin 2018

Le mensonge de la finance

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16 juillet 2018

Justice pour Ismaël

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14 septembre 2018

Thomas GHENOLE, Insoumis !!!

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Grosdidier, un sénateur 

au-dessus de tout soupçon...

12 Février 2019

Lire

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14 février 2019

Mort méprisée  d'un ancien Harki

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20 mai 2019

Viol en Ehpad

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Coronavirus 

7 avril 2020

Responsables   mais non coupables

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10 avril 2020

Ehpad & Coronavirus


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17 mai 2020

La vie et la valeur

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20 mai 2020

Coronavirus R0<1

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C'était le 29 mai 2005

Non au traité européen

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29 mai 2020

Aides de l'Etat

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11 juin 2020

Forces aux ordres

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23 juin 2020

Enquête parlementaire sur l’indépendance de la justice

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27 septembre 2020

Morts pour "ça"

La secte des assassins

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28 octobre 2020

Sur le confinement des "vieux"

Hypocrisie du président Macron

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